Récolte du potager

Quelle joie de produire ses propres légumes à la belle saison ! Cette année, pour la première fois, nous avons créer un potager dans notre jardin. Je n’avais pas jardiné depuis mon enfance alors je ne savais pas si le succès serait au rendez-vous. J’ai donc privilégié les observations et l’initiation de ma fille à cette activité. Je l’ai responsabilisé pour la plantation, l’arrosage et la cueillette. Mademoiselle s’est attelé au semis des graines de radis et de zinnias, une réussite qui nous a agréablement surpris. En plus d’être ludique, un sentiment de fierté l’envahissait les jours prolifiques. Une phase expérimentale, des objectifs modestes, cette première expérience chez nous fût très enrichissante pour les années à venir. Une réussite et un régal car on ne le dira jamais assez, les légumes du potager sont tout de même plus savoureux. Je profite de cette expérience pour partager avec vous mes remarques et conseils pour vos futures plantations.

Sur ces trois premières photos, vous distinguerez des feuilles de chou kale. Nous en sommes dingues à la maison ! Nous avons découvert ce légume dans un magasin bio il y a quelques années et je souhaitais en cultiver dans notre jardin. Par chance, j’ai pu trouver 6 plants bio chez Gamm’vert et je vous le recommande car son rendement est exceptionnel. Nos plants ont poussé en hauteur, il me semble donc adapté aux petites surfaces. Côté nutriment, le chou kale est entre autres, antioxydant, pauvre en calories, riche en fer, magnésium, calcium et vitamine C. C’est un allié pour renforcer ses défenses immunitaires et lutter contre le mauvais cholestérol. Ici, nous le consommons en salade composée ou en plat chaud, un délice !

Ciboule, céleri branche et courgettes. Planté en mai, le céleri branche a mis un peu de temps pour s’adapter et se développer. Fin octobre, le pied est plus fourni, les branches plus longues. Un régal pour nos accompagnements et pour notre lapin nain.

En revanche, je suis un peu déçue de la ciboule, qui n’a pas survécu aux vagues de canicules malgré un arrosage carabiné. Elle avait du goût mais nous préférons la classique ciboulette, plus parfumée selon nous.

Un grand succès pour les courgettes : nous avons eu une bonne récolte, de quoi se régaler l’été et garnir notre congélateur pour l’hiver à venir. Les nôtres étaient plus parfumées et rendaient moins d’eau que celles trouvées dans le commerce. La congélation n’a en rien altéré ces propriétés. Les plants demandent beaucoup de place, pas l’idéal lorsque l’on a une petite surface de jardin, il vaut mieux à mon sens, limiter la quantité de pieds à planter.

Les tomates. Tomates cerises, tomates-cerises orange, tomates grappes…Nous avons eu une récolte prolifique cette année, il nous en reste encore dans le potager à fin octobre ! La variété Orange Centiflor est particulièrement douce et sucrée, idéal pour les apéritifs et entrées froides. Il ne faut pas hésiter à enlever les tiges « gourmandes », celles qui ne vous apporteront aucun fruit et qui réclameront eau et place. Il est impératif « d’élaguer » vos plants pour que la lumière puisse se faufiler dans les plants et faire mûrir les fruits.

Quelle joie de redécouvrir le vrai goût de la tomate, une saveur que l’on avait oublié, encore différente de celles que nous achetions chez notre producteur bio. Qu’il est plaisant de connaître différentes variétés de tomates, une exploration pour nos palais. Bannir le calibrage, cueillir ce que la nature nous offre, c’était l’occasion pour moi d’apprendre à Rose que les fruits et légumes sont tout aussi bons lorsqu’il sont imparfaits. Un délice, ces « fruits cassés ».

Les poivrons. Je n’avais planté que 3 pieds et je suis un peu déçue du rendement, insuffisant pour notre consommation. Nous n’avons récolté que 4 petits poivrons, ce qui me fait dire qu’il faudra doubler la quantité de plants pour l’année prochaine. En revanche, le goût était incomparable par rapport à ceux vendus en magasin. Très peu d’eau, un légume croquant et savoureux, il est aussi très facile à cultiver.

Une seule photo des betteraves de notre petite production; prendre son appareil juste avant que mon mari ne parte faire la distribution familiale. Je suis désolée, la mise en scène n’est pas jolie mais elle a le mérite d’être spontanée, du producteur à l’assiette ! Elles étaient faciles à cultiver et délicieuses, un légume que je vous conseille pour débuter, si vous aimez.

L’indispensable verveine, une plante incontournable des jardins ligériens. 1 plant suffit pour une consommation de deux individus; je faisais sécher les feuilles dans cette bois en bois avant versement dans un sac en kraft. Nous sommes prêts pour les tisanes faites maison au coin du feu ou de l’ordi !

Fleurs de camomille romaine et bourrache. La camomille sera utilisée en infusion, nous ne l’avons pas encore testé car les fleurs n’étaient pas encore suffisamment séchées. Cela prend du temps alors si vous êtes adeptes, je vous conseille de planter au moins deux pieds car un me parait insuffisant pour une consommation annuelle. J’ai utilisé une boite en bois pour le séchage et je ne regrette pas, la conservation des boutons est optimale.

Quant à la bourrache, j’avais semé des graines en mai, dans un des 4 coins de notre jardin. J’ai été agréablement surprise par la rapidité de la pousse; en juin, des abeilles commençaient à se délecter du nectar des fleurs. Cette année, j’avais structuré notre jardin en carrés de plantation en y ajoutant des fleurs pour favoriser la pollinisation par les abeilles et contribuer au maintien de l’insecte dans notre écosystème. Chose réussie, une joie de voir l’émerveillement de Rose face à ce joli spectacle. Et tenter de lui expliquer les belles conséquences du butinage… Nous y reviendrons chaque année. L’occasion de redécouvrir les fleurs comestibles avec ces jolies fleurs bleues. Une expérimentation que nous avions faite lors de vacances en Aveyron, j’avais été conquise et je m’étais dit qu’il y aurait des fleurs comestibles dans notre jardin. À noter, il vaut mieux privilégier un emplacement en recoin car la bourrache est invasive. La floraison est estivale, de quoi agrémenter vos salades ou entrées froides. Je vous recommande vivement de parsemer vos buddha bowl avec ce type d’ingrédients, un régal des yeux.

Pour terminer, probablement aurez-vous reconnu les graines de coriandre. C’est une épice que nous aimons beaucoup à la maison; les feuilles se dégustent au printemps et en été, il faut attendre la fin de floraison en fin d’été pour pouvoir prélever les graines. Il a fait tellement chaud cette année que nos graines ont directement séché sur pied. J’aime beaucoup parsemer mes plats avec les feuilles. Le poulet au lait de coco-curry se marie parfaitement avec la coriandre. Je n’ai pas encore eu l’occasion de cuisiner les graines, elles sont pour l’instant dans un bocal à confiture, je me les réserve pour cette fin d’année.

Notre potager comptait aussi de la menthe, du thym, des radis, choux chinois, brocolis et choux fleurs. Hormis les épices, les légumes étaient déjà consommés ou au congélateur lorsque j’ai eu l’idée de ce post. Je n’ai par conséquent, aucune photo à vous montrer. Je n’ai pas eu le temps de photographier les épices mais je constate que la plupart repart avec la fraîcheur automnale.

J’ai eu énormément de plaisir à jardiner; me remettre au potager était un test, j’avais peur d’avoir perdu ma « main verte » comme dit ma famille et j’ai eu la joie de constater que cette modeste qualité était toujours en moi. Ce qui me donne l’envie d’ouvrir une nouvelle rubrique sur ce blog consacré au jardinage, cultures potagères comme florales. Cela fait partie de moi alors il est honnête d’en parler ici, j’espère que cela vous plaira et que ce sera l’occasion d’échanger conseils et expériences par ce biais.

Merci de vos visites nombreuses malgré le fait que le blog ait été en sommeil prolongé ces derniers temps,

À bientôt,

Mélanie