Inspiration japonaise

Dansmabesace - massif terre de bruyere

Dansmabesace - bruyere

Dansmabesace - bruyere hiver et pin

Dansmabesace - pin nain

Dansmabesace - Pieris

Dansmabesace - hortensia

Dansmabesace - hortensia arbusif

Dansmabesace - massif japonais

Dansmabesace - erable nain

Dansmabesace - feuille erable nain

La nature, le jardin, les arbres, les fleurs. C’est ma source première d’inspiration, probablement celle qui vient du plus profond de moi-même, issue de mes origines familiales. J’ai la chance d’être née dans un « poumon » français : les forêts berrichonnes et solognotes ce qui crée une dépendance saine; « l’appel de la forêt ». J’ai toujours rêvé d’avoir un jardin paysager dans lequel ma famille et moi même pourrions nous ressourcer au quotidien.

Dans le tumulte qu’est la vie moderne et citadine, la nature est pour moi un retour sain et nécessaire au réel. L’occasion d’apprécier le temps et les saisons qui passent, la possibilité de s’accorder un temps ressourçant et une élaboration se faisant au fur et à mesure des années. Tout est affaire de temps et de patience en matière de jardinage et cela me parle profondément.

Aujourd’hui, je vous parle d’une réalisation dont je suis fière, réalisée avec le concours de mon homme mais choisie avec mon instinct.

 


 

Comment composer un massif en face d’un jardin japonais zen ?

C’était le point de départ de ma réflexion. Au printemps dernier, nous avons réalisé un mini jardin japonais zen. C’était l’une des envies de mon mari en matière d’extérieur. Je vous avoue, j’étais assez réfractaire au départ car je trouve ce type de réalisation triste. Mais souhaitant lui faire plaisir, j’ai accepté l’idée et je dois dire que je m’y suis habituée, j’en suis même tombée amoureuse.

Sa composition : un râteau décoratif, du graviers en marbre blanc, des copeaux d’ardoise, un érable nain japonais rouge ‘Acer palmatum Atropurpureum’ et 3 pierres dont la provenance est symbolique par rapport à notre histoire commune. En effet, la première recouverte de mousse vient du jardin de mes parents, l’autre provient du jardin du grand père de mon mari (et est originaire des Alpes) et la dernière posée debout, nous l’avons choisi ensemble dans mes chères forêts de Sologne.

Mon mari a choisi l’arbre et je me suis occupée de la composition de l’espace. Mon mari était très heureux du rendu final ce qui est une belle récompense pour moi car je partais avec zéro inspiration et motivation !

L’érable s’épanouissant, il était temps de lui offrir un nouveau massif lui répondant. J’ai souhaité laisser filer le temps pour pouvoir m’inspirer et proposer quelque chose qui nous plairait à tous les deux. Je souhaitais que ce massif soit d’inspiration japonaise mais fleuri.

À l’origine, j’avais beaucoup d’a priori sur les jardins japonais, je les trouvais monotones voire tristes. En fait, après recul et visites de jardins, je me suis rendue compte que les paysages japonais était en fait réalisés sur de nombreuses nuances. Même s’il sont souvent plus arborés que floraux, la beauté provient des différents dégradés de couleurs et du jeu de hauteurs créant ainsi une harmonie et un sentiment de bien être.

De ce constat, j’ai essayé de reprendre le jeu de hauteurs et de créer des nuances visuelles pour aboutir sur un massif en terre de bruyère (sauf pour le cerisier nain) sur lit d’écorce de pin. Il est composé de 9 plantes dont 3 variétés d’hortensias.

Sa composition sur 3 rangs (de droite à gauche) : Bruyère d’été ‘Calluna vulgaris’ 3 couleurs – Bruyère d’hiver ‘Trio’ – Cerisier nain – Pinus nigra ‘Agnes Bregeon’ – Érable nain du Japon ‘Acer palmatum Dissectum’ – Pieris ‘Forest flame’  – Hydrangea paniculata ‘Little lime Jane cov’ – Hortensia arbustif Pastelgreen ‘Rencolor’ cov – Hydrangea paniculata ‘Silver dollar’.

Je souhaitais que la floraison soit toujours présente et évolue au fil des mois pour pouvoir mieux en profiter. Ici, les feuillages et fleurs changeront de couleur, certaines plantes nous donneront des fleurs tardives (comme c’est le cas pour l’hortensia arbustif) et certaines essences grandiront juste assez pour cacher cet immonde coffre blanc !

Je suis très heureuse de ce massif car j’ai réussi à le composer toute seule en faisant confiance à mon instinct, en laissant parler mes sens. L’avis final du pépiniériste ayant pour une fois était sollicité juste pour vérification ! Mon mari est aussi très fan, il a lui aussi pris le goût des plantes.

D’une nature créative, j’ai pourtant longtemps été bloquée concernant le jardin et la composition florale. Étant assez respectueuse du vivant, j’avais toujours peur de me tromper dans le mélange des essences et « faire crever » les plantes (ce qui est pour moi une énorme contrariété). Du coup, je me m’étais beaucoup de freins et me perdais dans mes connaissances et mon stress. Je suis contente d’avoir désormais passer ce cap, je me sens plus épanouie et plus confiante. Si j’avais un conseil à vous transmettre ce serait celui de vous laisser porter par votre instinct, de sollicitez d’abord vos sens visuels, tactiles, olfactifs pour choisir vos végétaux puis demander l’avis final d’un spécialiste.

Voilà, pour ce post long….je m’en excuse d’avance et j’espère modestement que cela vous aura aidé, inspiré pour vos extérieurs.

Belle journée,

Mélanie

 

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s